Réaction à Chaud : L'Enfant

Réaction à Chaud : L'Enfant
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Date de sortie : 19 Octobre 2005
Réalisé par : Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne
Avec : Jérémie Renier, Déborah François, Jérémie Segard
Film français, belge.
Genre : Drame
Durée : 1h 35min
Année de production : 2004
Palme d'Or Festival du Film de Cannes 2005


Synopsis
: Bruno, 20 ans, et Sonia, 18 ans, vivent de l'allocation perçue par la jeune fille et des larcins commis par le garçon et sa bande. Sonia vient de donner naissance à Jimmy, leur enfant. L'insouciant Bruno doit alors apprendre à devenir père, lui qui jusqu'alors ne se préoccupait que de l'instant présent.

Ah, qu'on est content de marcher dans la nuit la tête pleine d'un beau film ! Ah, qu'on est content lorsqu'il s'agit d'un film que l'on appréhendait comme prétentieux et qui s'est révélé être un chef d'½uvre. Ainsi était mon cas la nuit dernière, durant le cours voyage entre l'Enfant et the home-sweet-home. Marcher dans un autre monde en se racontant des scènes du film, en s'expliquant certains détails, en se remémorant les moments qui ont déclenchés l'émotion, voir l'euphorie, se rappeler ce film sans musique, reproduire dans sa tête le silence du générique, silence de respect, silence de compréhension, silence d'admiration ... Comme quoi j'avais raison en vous soutenant mordicus qu'Emir Kusturica serait bien meilleur Président du Jury que Quentin Tarrantino (qui sélectionna Farenheit 9/11. Rhaaa trouduc !) En effet et comme toujours, Emir c le meilleur !
Vous avez pu lire que j'appréhendais cet Enfant des frères, Jean-Pierre et Luc, Dardenne. Oui je l'appréhendais, après al lecture de leur livre ridicule de prétention de fosse modestie qui irait jusqu'à repousser le plus snob intellectuel. Enfin comme quoi, faut jamais se fier aux 1° impressions car je sors de cette salle de cinéma .. ( ha oui je l'ai déjà dit :D).
Mon dieu, dès le générique, je découvre un univers à part entière, pas de musique, dans al salle un silence impressionnant, je lâche mes pop-corn, que je ne touche plus pour ne pas me permettre le moindre bruit. Non vraiment, rien à voir avec ces films « péteux » où une musique triste de piano ou de violon vient vous écraser les tympans de façon à vous faire comprendre que oui : vous êtes bien devant un drame ! La première scène est tout simplement extraordinaire, elle pourrait presque démontrer, rien qu'à elle, l'existence mouvementée, démantelée que mène Bruno et Sonia. On comprend vite que ces deux jeunes, légèrement paumés, pauvres mais heureux, ne sont pas le cliché auquel on pourrait s'attendre. Non, ils sont tout à faits différents, pas les stéréotypes des pauvres jeunes, obligés de voler pour survire face aux méchants du monde extérieur qui les empêchent de se développer correctement et de s'élever au haut de l'échelle de Maslow, etc. Pas du tout, Bruno et Sonia sont avant tout des amoureux et des insouciants : Bruno grappille de ci et de là (une malhonnêteté très bien dissimulée d'ailleurs) , et Sonia se laisse vivre. Seulement, ces deux jeunes sont certes très autonomes faces à eux-mêmes mais pas avec un bébé, Bruno as-t-il même la moindre idée de ce que représente le terme : « son » fils ? Certes non puisqu'il prend la terrible décision qui aura pour départ tout ses gros ennuis, séparation avec Sonia, etc. Bruno est, à mon esprit, l'image du benêt basique, ne sachant pas exactement ce qu'il fait ni l'importance des choses l'une face à l'autre (Bruno : Mais quoi, qu'est-ce que j'ai fait ? Je pensais qu'on en referait un autre ...).
Fondé sur un scénario béton, l'Enfant, produit du double travail Jean-Pierre/Luc Dardenne, n'est autre qu'un bombe à retardement qui fait effet lorsque le film s'est bel et bien installé dans nos c½urs. Une mise en scène basée sur la simplicité et la beauté des personnages de Bruno et Sonia. Y as-t-il besoin de ces incessant discours philosophiques présents dans la plupart des films d'auteurs intellos modernes ? Non bon dieu ! Une bonne vieille image en di parfois aussi long qu'un lancinant dialogue de Godart ( Jean-Luc pour les intimes). Dans chaque image de l'Enfant, on ressent cette simplicité, la simplicité de Bruno, sa pureté. Le film s'achève sur les pleurs de nos deux amoureux en prison. C'est, sans doutes, le passage, pour Bruno, de l'enfant au père.
Générique. Pas de musique, les noms défilent : dans la salle silence de mort, silence de respect, silence de compréhension, silence d'admiration ...

# Posted on Wednesday, 26 October 2005 at 3:35 PM

Edited on Saturday, 05 November 2005 at 12:41 PM

Répliques Mythiques

Répliques Mythiques
Quentin Tarrantino, Francis Ford Coppola, Brian de Palma, Albert Dupontel, Orson Wells, David Fincher, ...

Films Mythiques >> Répliques Mythiques


Tant de répliques qui hantent mon esprit. Au point que j'éprouve soudainement l'envie de vous les citer :D ! Bon bien sûr pour cet article je ne fait pas un effort bien particulier mais ca vous rapellera sans doute de très bons souveirs passés dans le noir de votre salle de cinéma !


Quoi de plus normal que de commencer par ceci ?! :

Samuel L. Jackson (Jules Winnfield) dans Pulp Fiction :
Ezekiel 25 : 17. "The path of the righteous man is beset on all sides by the inequities of the selfish and the tyranny of evil men. Blessed is he who, in the name of charity and good will, shepherds the weak through the valley of the darkness. For he is truly his brother's keeper and the finder of lost children. And I will strike down upon thee with great vengeance and furious anger those who attempt to poison and destroy my brothers. And you will know I am the Lord when I lay my vengeance upon you."
Ezekiel 25:17 - "La marche du vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'oeuvre du Malin. Bénit soit-il l'homme de bonne volonté qui au nom de la charité se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre de la mort et des larmes car il est le gardien et la providence des enfants qui se sont égarés. J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les impies qui pourchassent et anéantissent les brebis de Dieu , et tu saura pourquoi mon nom est l'Eternel quand s'abattra sur toi la vengeance du Tout Puissant..."


Al Pacino (Tony Montana) dans Scarface :
Okay Mothers fuckers! You wanna fuck with me? Okay. You wanna play rough? Okay. Say hello to my little friend!
Ok Bande de putes ! Vous voulez m'enculer ? Ok. Vous voulez la jouer réglo ? Ok. Dite bonjour à ma vielle copine !


Harvey Keitel (Mr. White) dans Reservoir Dogs :
FREDDY: What happens if the manager won't give up the diamonds?
MR. WHITE : When you're dealing with a store like this, they're insured up the ass. They're not supposed to give you any resistance whatsoever. If you get a customer or an employee who thinks he's Charles Bronson, take the butt of yourgun and smash their nose in. Drops 'em right to the floor. Everyone jumps, he falls down, screaming, blood squirts out of his nose. Freaks everybody out. Nobody says fuckin' shit after that. You might get some bitch talk shit to ya. But give her a look, like you're gonna smash her in the face next. Watch her shut the fuck up. Now if it's a manager, that's a different story. The managers know better than to fuck around. So if one's givin' you static, he probably thinks he's a real cowboy. So what you gotta do is break that son-of-a-bitch in two. If you wanna know something he won't tell you, cut off one of his fingers. The little one. Then tell 'im his thumb's next. After that he'll tell ya if he wears ladies underwear. - [Pause] - I'm hungry, let's get a taco.

FREDDY : Et qu'est-ce qu'il se passe si le patron te donne pas les diamants ?
MR. WHITE : Quand tu traites avec un magasin comme celui-ci, ils sont assurés vers le haut de l'âne. Ils sont pas censés ne te donner aucune résistance quelconques. Si tu chope un client ou un employé qui pense être Charles Bronson, tu pren la crosse de ton pistolet et tu lui explose sur le nez. Comme ca il est par terre et y bouge plus. Chacun saute, il tombe, criant, son nez pisse le sang. Résultat : tout le monde dehors. Maintenant personne ne t'enmerde, te di "va t'faire" ou des truks dans le genre. Ca t'évites les discussions a la con tu vois. Mais fais bien gaffe parseke s'il chope un flingue il se fera un plaisir de te rendre la pareille. Maintenant si c'est un patron, c'est une autre histoire . Les directeurs savent mieux que n'importequi qu'il faut pas déconner . Mais si ila un gros magot il va croire qu'il est un vrai cow-boy. Alors la seule chose qu'il te reste à faire c'est caser ce fils de pute en deux. Si tu veux savoir quelque chose qu'il ne veut pas te dire, découpe un de ses doigts. Le petit. Ensuite tu lui dit que tu vas couper le reste si il parle pas. Maintenant tout est fait, il te dira même si il porte ds sous-vêtements de femme. -[pause] - Putain qu'est-ce que j'ai faim, viens on va s'faire un taco.


Brad Pitt (Tyler Dordon) dans Fight Club :
The first rule of fight club is -- you do not talk about fight club.
The second rule of fight club is -- you do not talk about fight club.
The third rule of fight club -- someone yells stop, goes limp, taps out, the fight is over.
Fourth rule -- only two guys to a fight. Fifth rule - one fight at a time fellows.
Sixth rule -- no shirts, no shoes. Seventh rule -- fights will go on as long as they have to.
And the eighth and final rule -- if this is your first night at fight club, you have to fight.
So now fight gentlemens !

La première règle du Fight Club c'est -- on ne parle pas du Fight Club
La deuxième règle du Fight Club c'est -- on ne parle pas du Fight Club
La troisème règle du Fight Club c'est -- si quelqu'un veut s'arrêter, est défoncé, n'en peut plus, le combatest arrêté
La quatrième règle du Fight Club c'est -- seulement deux mecs par combat
La cinquième règle du Fight Club c'est -- ce ne sont aps eds combats à mort
La sixième règle du Fight Club c'est -- pas de T-shirt, pas de chaussures
La septième règle du Fight Club c'est -- le combat continuera tant que vous le voudrez
La huitième et dernière règle du Fight Club c'est -- si c'est votre première nuit au Fight Club vous devez vous battre.
Bien, maintenant battez-vous !


Tom Cruise (Dr Bill Harford) et Nicole Kidman (Alice Harford) dans Eyes Wide Shut :
BILL: I think that in general the women are not like the men.
ALICE: Ah, of course. Million years of evolution... The men must jump all that moves, but for the women it is right a business of safety, of engagement, this kind of rubbish!
BILL: You simplifies, Alice, yes, it is about that.

BILL : Je pense qu'en général les femmes ne sont pas comme les hommes.
ALICE : Ah, bien sûr. Des millions d'années d'évolution ... Les hommes doivent sauter tout ce qui bouge, mais pour les femmes c'est juste une affaire de sécurité, d'engagement, ce genre de foutaises !
BILL : Tu simplifie, Alice, mais oui, c'est à peu près ça.


Marlon Brando (Vito Corleone) dans Le Parrain :
Perhaps one day, I will call upon you so that you a service in exchange returns to me.
Un jour, je ferai peut-être appel à toi pour que tu me rende un service en échange.


Et cette dernière juste pour le fun :D:P !

Harvey Keitel (Mr. White) et Steve Buscemi (Mr. Pink) dans Reservoir Dogs :
MR. PINK: Okay, d'you killed some people today?
MR. WHITE: No no, just 3 or 4 cops.
MR. PINK: Not truths people?
MR. WHITE: No no, just some cops!

MR. PINK : Bon sinon, toi, t'as tué des gens aujourd'hui ?
MR. WHITE : Nan nan, juste 3 ou 4 filcs.
MR. PINK : Pas des vrais personnes ?
MR. WHITE : Nan nan, juste des flics j'te dis !



A Rosebud !

# Posted on Sunday, 25 September 2005 at 3:56 AM

Edited on Sunday, 25 September 2005 at 10:17 AM

Le Créateur

Le Créateur
Date de sortie : 1998
Réalisé par : Albert Dupontel
Avec : Albert Dupontel, Claude Perron, Philippe Uchan, Michel Vuillermoz
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1998

Synopsis :Reflexion a la fois dramatique et burlesque sur la creation a travers l'histoire d'un auteur a succes, Darius, qui voyant les affiches annoncant sa nouvelle piece, realise avec effroi qu'il a oublie de l'ecrire. Commence alors pour lui le plus terrible des cauchemars.


Voilà un article qui me tient vraiment à c½ur. En effet, je tiens à vous présenter l'un de mes films cultes, « Le Créateur » regroupant un casting idéal, un réalisateur de rêve, un scénario regroupant en lui tout ce que j'aime le plus, le théâtre et les problèmes de créativité et, et, et ... voilà lol ! Non vraiment il était important pour moi de vous exposer mon point de vue sur un de mes films préférés avec une de mes grandes idoles, le grand, le magnifique, l'homme à tout faire, le génie : Albert Dupontel. En effet pour moi M. Dupontel fait vraiment partie des grands de ce siècle. Quand je dis homme à tout faire, ce ne sont pas des paroles en l'air, diplômé en comédie au prestigieux Théâtre National de Chaillot, il est tout de suite intéressé par le théâtre, il démolit le public par un one-man-show fracassant de par son humour sinistre, il se lance ensuite dans le cinéma, en tant qu'acteur, en tant que réalisateur, en tant que scénariste. Toujours provoquant envers ses spectateurs, dans quelques que soit son activité sur le plateau, il impose sa personnalité. Ainsi même s'il n'est qu'acteur, le spectateur pourra toujours dire « Rah ça c'est un bon Dupontel ! ». lol ! Bon, vous m'avez entendu vénérer quelqu'un sur 13 lignes faut peut-être que je donne des précisions n'est-ce pas ?!
On ferme le Rideau. On applaudit les acteurs. On réclame l'écrivain. Darius arrive sur scène ivre mort. Le public est en folie. C'est cet instant que Darius choisit pour s'évanouir. Une des scènes d'ouverture les plus réussies que je connaisse. Ca y'est, le spectateur est plongé dans l'univers du Créateur. Plans très différent qui se succèdent à une vitesse incroyable. Timbre d'image vieilli. Début d'un chef d'½uvre.
Quel plaisir d'être enfermé dans la « folie » (dans le bon sens du terme) d'Albert Dupontel. Parlons tout d'abord du scénario si vous le voulez bien. Darius, écrivain de pièces de théâtre à très haut niveau, sort d'asile psychiatrique. Il ne peut écrire que d'un seule manière : en prenant des cuites ! Il s'allonge sur son lit, le lendemain il a écrit. Mais cette mauvaise habitude tourne au désastre puisque Darius se met a tuer des chats, puis des hommes, ... Sans compter le coup de théâtre final. Whaou ! Pas mal hin ! Ba tout ça sa sort de la tête de M. Albert Dupontel ! Ca vous en bouche un coin ! mdr !
Bon, allez je me lance dans la partie qui me tient à c½ur : la réalisation. Ahh ! Si on devait se mettre à parler de toute les petit plus de Dupontel ... Oui ba je vais le faire ! lol! Commençons par ses incroyables et formidables caméras subjectives, Dupontel filmera par le biais du « regard » d'un ascenceur, du regard d'un chat en noir & blanc, du « regard » d'un lampadaire, du « regard » de l'ordinateur tout en pixel avec des interférences visuelles, du « regard » d'une fuite de gaz ! loool ! Ce Dupontel alors ! Il y a aussi tout ses beaux travellings circulaires, tous ses plans mystérieux, mais surtout ce qui fait tout une atmosphère au film, c'est la rapidité et la diversité des plans. On peut passer d'une scène ou Dupontel n'arrête pas de changer de caméra pour un fon, un américain, un rapproché, un italien, une plongée, ... et tout d'un coup, il y aura un plan fixe. Incompréhensible, mais tellement agréable à regarder. Complémentaire du plaisir qu'on ressent en regardant ce film presque « pince-sans-rire ». En effet, Dupontel nous mène dans une farandole comique-dramatique dans laquelle on penchera sans arrêt entre le sérieux de la situation et l'ironie dans laquelle la caméra de Dupontel nous transporte. Détail qui a fait l'infime « point noir » du film. On a beaucoup reproché à Dupontel que, sur la fin, le comique l'emporte un peu sur le dramatique de la situation. Personnellement je ne partage pas cette opinion, mais je comprends tout à fait qu'on puisse ressentir cet excès d'humour noir dans une situation aussi sérieuse. Cependant je tiendrai à répondre que, à mon avis, Dupontel a chercher, au contraire, à rester encrer dans ce comique qui « étouffe » presque la situation complètement dramatique et épouvantable que vit Darius.
Sur ces deux points parfaits, s'en rajoute encore un : ses talents d'acteur . Peut on encore dire, après avoir vu « Le Créateur », qu'Albert Dupontel est un acteur ? Non, après une prestation comme celle-ci on dit : c'est un dieu ! M. Dupontel nous enchaîne grands monologues sur grands monologues complètements déstructurés et toujours emprise de sa propre « folie » (toujours dans le bon sens du terme lol !). Pour la plupart des acteurs, la préparation à cette performance demanderait des mois, des mois et encore des mois d'entraînement. Chez Dupontel, ça vient tout seul. Lol ! Quel génie ! Tous les autres personnages son aussi interprétés de façon vertigineuse mais aussi talentueuse : Simon, à mourir de rire lors de ses passages du « camembert dans les roses » ou de « sale truie », Claude Perron géniale en actrice hystérique et complètement démente, le Directeur du théâtre, tellement encré sous son admiration de Darius qu'il ne le voie même pas chuter vers le mauvais côté, le Metteur en Scène, légèrement avant-gardiste et méfiant envers Darius, juste comme il le faut, le Frêre à qui l'on doir la scène ou personne ne peut s'empêcher de rire dans l'Eglise : « Dégage, Mais Dégage ! Bordel de Merde ! ... A qui le tour ? » mddrrr ... Et tant d'autres.
Albert si tu me voies, sache que tu m'as fait passer un des meilleurs moments de ma vie ! Je t'admire et je pense sérieusement que tu as signé avec ce « Créateur » un des chef d'½uvres de ce siècle et n'oublie pas « Quand on change le code, on prévient !!! ».

# Posted on Monday, 05 September 2005 at 2:53 PM

Edited on Sunday, 25 September 2005 at 3:29 AM

Midnight Express

Midnight Express
Date de sortie : 1979
Réalisé par : Alan Parker
Avec : Brad Davis, Irene Miracle, Bo Hopkins
Film britannique.
Genre : Drame/Policier
Durée : 2h.
Année de production : 1978
Interdit aux moins de 16 ans

Synopsis :Billy Hayes est arrêté à Istambul pour avoir sur lui quelques grammes de hashisch. Condamné à perpétuité, il est enfermé dans des géôles d'une extrême inhumanité.


Nous sommes samedi soir, stu vient de rentrer de colo. Papa a eu la bonne idée d'acheter de beaux DVD parmi lesquels on peut apercevoir « Midnight Express ». Il me dit : Tiens, voilà un des 10 films les plus connus au monde ! A moi de lui répondre : Hurm je connais pas :s ! C'est ainsi que stu a ouvert le lecteur de son Home Cinéma, a appuyé sur « Play » et s'est plongé, encore une foi, dans le merveilleux monde du cinéma.
Dès les premiers plans, filmant Istanbul sous toute sa splendeur, le spectateur est plongé dans un univers particulier. Puis viennent les images d'un jeune inconscient qui attache à son corps deux kilogrammes de haschich entouré de papier d'aluminium enrobé d'un musique arabisant et de sons de battements de coeur. Début d'un des chefs d'½uvre du 7° art.
Comme nous l'indique la première image du film, cette bande est l'adaptation d'un fait réel. Histoire d'apporter encore plus de crédibilité à un film qui paraît déjà ultra réaliste ! lol ! Comme je le disais précédemment les premières minutes du film transportent le spectateur dans une ambiance stressante dirigée d'une main de maître par Alan Parker. Alan Parker ou l'homme au multiples casquettes de realisateur-scénariste-producteur-compositeur, souvent contesté par la critique, réprimandé par les tel pays, tel partir politique, ... est tout de même considéré comme un des grands réalisateurs de ce siècle. C'est « Midnight Express », son deuxième film, qui, en déclanchant bon nombre de polémiques et de conflits, l'a fait connaître. Lors de sa sortie dans les salles, le film fait grand nombre d'entrées et des files entières commencent à se former devant les cinémas. Alan Parker fait éclater une vérité que peu de personnes pouvaient alors imaginer, celle de la justice en pays Turc. Sous sa couverture artistique, le géni de ses plans, et la performance de ses acteurs, Alan Parker fait exploser au grand jour la vie d'un prisonnier dans une prison turque.
J'ose le croire, vous vous posez cette question : comment a-t-il fait pour que ce film, engagé politiquement, profondément anti-turc, presque raciste, puisse être un chef d'½uvre au niveau artistique ? Je vais répondre simplement avec le plus de bon sens qu'il m'est donné d'avoir et en évitant le vocabulaire trop scientifique propre aux analyses de film. Je vous dirai simplement ces mots : beauté des plans, efficacité du scénario, acteurs géniaux mais surtout un réalisateur qui veut prendre le maximum d'émotions, le maximum de sens à la moindre image. Tourné par quelqu'un d'autre, « Midnight Express » aurait pu être un film quelconque même ennuyant, n'oublions pas que la principale partie du film se passe dans la prison. Sans la direction magistrale de Alan Parker, les acteurs n'auraient pas étés capables du quart de leur prestation effectué dans ce film. En effet il a du être difficile pour les acteurs d'interpréter les personnages puisque rien ne les aide à construire leur personnages : pas de flash-back sur leurs expériences passées, sur leur vie familiale, non. Le film se concentre sur la situation présente, aucuns repères précédent l'action, on peut réellement parler d'un film sur une situation. Comme dans Phone Game on aurait pu retrouver le problème des longueurs mais grâce à un montage très travaillé, Midnight Express ne comporte que quelques passages « longs » importants dans la mesure où le spectateur se dit que Billy Hayes n'a plus aucune chance de sortir de cette prison. Le dénouement arrive d'une façon fulgurante mais ne paraît nullement caricatural ni même exagéré. Bien commencé, bien finit, Midnights Express peut, comme le dit papa, se classer parmi les 10 meilleurs films de ce siècle !

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L'Image

D'autres Photos :
Affiche Française
Affiche Américaine (2)
Brad Davis Derrière les Barreaux

# Posted on Sunday, 24 July 2005 at 8:23 AM

Edited on Sunday, 25 September 2005 at 3:33 AM

Les Poupées Russes

Les Poupées Russes
Ce film fait partie de la Saga L'Auberge espagnole
Date de sortie : 15 Juin 2005
Réalisé par : Cédric Klapisch
Avec : Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 2h 5min.
Année de production : 2004

Synopsis : Xavier a 30 ans. Il a réalisé son rêve d'enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Il a quelques problèmes avec sa banquière. Il a également des réticences à se fixer avec une fille et enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Xavier est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture.


Enfin, vous direz-vous. Enfin Cédric Klapisch sur le Stubazar. Bon bon, je reconnais que c'est possible que vous ayez zappé qui il était. Bon si je vous dit ... le Péril Jeune, nan ? Bon ok je vais direct au but ... l'Auberge Espagnole ? Aaahhh ouiiiii ! Bien sûr ! lol ! Nan c'est vrai que c'est important de savoir que Les Poupées Russes est la suite de cette très très fameuse Auberge Espagnol ! C'est tellement important que moi je ne l'ai pas vu ! lol ! Nan tout ça pour dire aux personnes qui n'ont pas vu l'Auberge Espagnole qu'ils peuvent s'asseoir dans leurs sièges de cinéma, à la séance des Poupées Russes, tranquilles !
Vous vous direz, que peut dire Stu sur Cédric Klapisch alors qu'il n'a vu qu'un de ses films ... Hé bien il peut en dire pas mal de choses ! En effet, le cinéma de Cédric Klapisch se rapproche plus de l'½uvre artistique que du divertissement cinématographique. Ok, ok, je m'explique ! Commençons par le fait que Xavier (Romain Duris) est un jeune auteur. Il se heurte aux problèmes de la société, obligé a faire des jobs à côté pour gagner sa vie, obligé d'abandonner son roman pour écrire des scénarios TV idiots et sans intérêt. Rien que dans le personnage de Xavier il m'a semblé ressentir le parcours, sans doute difficile, du jeune cinéaste Cédric Klapisch. Hé oui, Cédric Klapisch n'est pas seulement le petit réalisateur que tout le monde connaît, c'est aussi le scénariste de « Ni Pour, Ni Contre », « Le Péril Jeune » et aussi ... « les Poupées Russes » ! Hé bien oui ! Cédric Klapisch est comme son personnage un scénariste, aurait-il été un jour dans la même galère que Xavier ? Qui sait ...
Mais intéressons-nous plutôt au sujet de base du film. Xavier est un auteur. Sous ses aspects coquins et comiques il recherche le vrai amour, l'amour de sa vie. Si Xavier couche avec plusieurs femmes en même temps c'est qu'il cherche la parfaite définition de l'amour à travers la plaisir. Mais il se rendra bien compte que cette combinaison ne peut pas s'accomplir avec plusieurs femmes. Mais comment mieux trouver son ego qu'en une autre écrivaine ? En effet à force de chercher la perfection Xavier a faillit faire basculer le vrai amour de sa vie. Il se rend compte que lorsqu'il est séparé de Wendy tout est perturbé. Et si on revoie Xavier écrire son roman c'est bien parce qu'il ne lui manquait plus que l'amour pour se remettre à la narration.
Tapissé de belles images, de bonnes idées, d'un humour fin, « Les Poupées Russes » est sans doute un candidat féroce à la place du meilleur film de l'année.
Bon, une petite dédicace à Raphouzz pour Romain Duris son acteur fétiche et modèle. Bon, 5° collaboration Klapisch-Duris ! Ca veut tout dire non ? Romain Duris est un des grands acteurs du XXI° siècle. Comme Mickey Rourke à son époque, il représente la jeunesse de notre époque. Le film d'auteur enfin sorti de la théorie des misérables, espérons que beaucoup d'acteurs comme lui trouvent leur place en face des caméras !
La belle Kelly Reilly interprétant Wendy est bonne actrice et est surprenante de naturel. Audrey Tautou a un petit rôle mais comme toujours elle l'assure au max !
Bon je finirai avec cette phrase si vous ne connaissez pas Cédric Klapisch, je pense que Les Poupées Russes est une bonne approche à son cinéma !


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L'Image

D'autres photos:
Xavier / Romain Duris et Martine / Audrey Tautou
Xavier / Roman Duris sur les Routes
Xavier / Romain Duris et Wendy / Kelly Reilly en Pleine Ecriture
Xavier / Romain Duris et Wendy / Kelly Reilly Avant le Bisou
Xavier / Romain Duris et Wendy / Kelly Reilly sont sur un Bateau ...
Xavier / Romain Duris dans la Rue Parfaite
Isabelle /Cecile de France et Xavier / Romain Duris, en Riant ...

# Posted on Thursday, 23 June 2005 at 12:37 PM

Edited on Sunday, 25 September 2005 at 3:37 AM