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Date de sortie : 19 Octobre 2005
Réalisé par : Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne
Avec : Jérémie Renier, Déborah François, Jérémie Segard
Film français, belge.
Genre : Drame
Durée : 1h 35min
Année de production : 2004
Palme d'Or Festival du Film de Cannes 2005
Synopsis : Bruno, 20 ans, et Sonia, 18 ans, vivent de l'allocation perçue par la jeune fille et des larcins commis par le garçon et sa bande. Sonia vient de donner naissance à Jimmy, leur enfant. L'insouciant Bruno doit alors apprendre à devenir père, lui qui jusqu'alors ne se préoccupait que de l'instant présent.
Ah, qu'on est content de marcher dans la nuit la tête pleine d'un beau film ! Ah, qu'on est content lorsqu'il s'agit d'un film que l'on appréhendait comme prétentieux et qui s'est révélé être un chef d'½uvre. Ainsi était mon cas la nuit dernière, durant le cours voyage entre l'Enfant et the home-sweet-home. Marcher dans un autre monde en se racontant des scènes du film, en s'expliquant certains détails, en se remémorant les moments qui ont déclenchés l'émotion, voir l'euphorie, se rappeler ce film sans musique, reproduire dans sa tête le silence du générique, silence de respect, silence de compréhension, silence d'admiration ... Comme quoi j'avais raison en vous soutenant mordicus qu'Emir Kusturica serait bien meilleur Président du Jury que Quentin Tarrantino (qui sélectionna Farenheit 9/11. Rhaaa trouduc !) En effet et comme toujours, Emir c le meilleur !
Vous avez pu lire que j'appréhendais cet Enfant des frères, Jean-Pierre et Luc, Dardenne. Oui je l'appréhendais, après al lecture de leur livre ridicule de prétention de fosse modestie qui irait jusqu'à repousser le plus snob intellectuel. Enfin comme quoi, faut jamais se fier aux 1° impressions car je sors de cette salle de cinéma .. ( ha oui je l'ai déjà dit :D).
Mon dieu, dès le générique, je découvre un univers à part entière, pas de musique, dans al salle un silence impressionnant, je lâche mes pop-corn, que je ne touche plus pour ne pas me permettre le moindre bruit. Non vraiment, rien à voir avec ces films « péteux » où une musique triste de piano ou de violon vient vous écraser les tympans de façon à vous faire comprendre que oui : vous êtes bien devant un drame ! La première scène est tout simplement extraordinaire, elle pourrait presque démontrer, rien qu'à elle, l'existence mouvementée, démantelée que mène Bruno et Sonia. On comprend vite que ces deux jeunes, légèrement paumés, pauvres mais heureux, ne sont pas le cliché auquel on pourrait s'attendre. Non, ils sont tout à faits différents, pas les stéréotypes des pauvres jeunes, obligés de voler pour survire face aux méchants du monde extérieur qui les empêchent de se développer correctement et de s'élever au haut de l'échelle de Maslow, etc. Pas du tout, Bruno et Sonia sont avant tout des amoureux et des insouciants : Bruno grappille de ci et de là (une malhonnêteté très bien dissimulée d'ailleurs) , et Sonia se laisse vivre. Seulement, ces deux jeunes sont certes très autonomes faces à eux-mêmes mais pas avec un bébé, Bruno as-t-il même la moindre idée de ce que représente le terme : « son » fils ? Certes non puisqu'il prend la terrible décision qui aura pour départ tout ses gros ennuis, séparation avec Sonia, etc. Bruno est, à mon esprit, l'image du benêt basique, ne sachant pas exactement ce qu'il fait ni l'importance des choses l'une face à l'autre (Bruno : Mais quoi, qu'est-ce que j'ai fait ? Je pensais qu'on en referait un autre ...).
Fondé sur un scénario béton, l'Enfant, produit du double travail Jean-Pierre/Luc Dardenne, n'est autre qu'un bombe à retardement qui fait effet lorsque le film s'est bel et bien installé dans nos c½urs. Une mise en scène basée sur la simplicité et la beauté des personnages de Bruno et Sonia. Y as-t-il besoin de ces incessant discours philosophiques présents dans la plupart des films d'auteurs intellos modernes ? Non bon dieu ! Une bonne vieille image en di parfois aussi long qu'un lancinant dialogue de Godart ( Jean-Luc pour les intimes). Dans chaque image de l'Enfant, on ressent cette simplicité, la simplicité de Bruno, sa pureté. Le film s'achève sur les pleurs de nos deux amoureux en prison. C'est, sans doutes, le passage, pour Bruno, de l'enfant au père.
Générique. Pas de musique, les noms défilent : dans la salle silence de mort, silence de respect, silence de compréhension, silence d'admiration ...
Date de sortie : 19 Octobre 2005
Réalisé par : Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne
Avec : Jérémie Renier, Déborah François, Jérémie Segard
Film français, belge.
Genre : Drame
Durée : 1h 35min
Année de production : 2004
Palme d'Or Festival du Film de Cannes 2005
Synopsis : Bruno, 20 ans, et Sonia, 18 ans, vivent de l'allocation perçue par la jeune fille et des larcins commis par le garçon et sa bande. Sonia vient de donner naissance à Jimmy, leur enfant. L'insouciant Bruno doit alors apprendre à devenir père, lui qui jusqu'alors ne se préoccupait que de l'instant présent.
Ah, qu'on est content de marcher dans la nuit la tête pleine d'un beau film ! Ah, qu'on est content lorsqu'il s'agit d'un film que l'on appréhendait comme prétentieux et qui s'est révélé être un chef d'½uvre. Ainsi était mon cas la nuit dernière, durant le cours voyage entre l'Enfant et the home-sweet-home. Marcher dans un autre monde en se racontant des scènes du film, en s'expliquant certains détails, en se remémorant les moments qui ont déclenchés l'émotion, voir l'euphorie, se rappeler ce film sans musique, reproduire dans sa tête le silence du générique, silence de respect, silence de compréhension, silence d'admiration ... Comme quoi j'avais raison en vous soutenant mordicus qu'Emir Kusturica serait bien meilleur Président du Jury que Quentin Tarrantino (qui sélectionna Farenheit 9/11. Rhaaa trouduc !) En effet et comme toujours, Emir c le meilleur !
Vous avez pu lire que j'appréhendais cet Enfant des frères, Jean-Pierre et Luc, Dardenne. Oui je l'appréhendais, après al lecture de leur livre ridicule de prétention de fosse modestie qui irait jusqu'à repousser le plus snob intellectuel. Enfin comme quoi, faut jamais se fier aux 1° impressions car je sors de cette salle de cinéma .. ( ha oui je l'ai déjà dit :D).
Mon dieu, dès le générique, je découvre un univers à part entière, pas de musique, dans al salle un silence impressionnant, je lâche mes pop-corn, que je ne touche plus pour ne pas me permettre le moindre bruit. Non vraiment, rien à voir avec ces films « péteux » où une musique triste de piano ou de violon vient vous écraser les tympans de façon à vous faire comprendre que oui : vous êtes bien devant un drame ! La première scène est tout simplement extraordinaire, elle pourrait presque démontrer, rien qu'à elle, l'existence mouvementée, démantelée que mène Bruno et Sonia. On comprend vite que ces deux jeunes, légèrement paumés, pauvres mais heureux, ne sont pas le cliché auquel on pourrait s'attendre. Non, ils sont tout à faits différents, pas les stéréotypes des pauvres jeunes, obligés de voler pour survire face aux méchants du monde extérieur qui les empêchent de se développer correctement et de s'élever au haut de l'échelle de Maslow, etc. Pas du tout, Bruno et Sonia sont avant tout des amoureux et des insouciants : Bruno grappille de ci et de là (une malhonnêteté très bien dissimulée d'ailleurs) , et Sonia se laisse vivre. Seulement, ces deux jeunes sont certes très autonomes faces à eux-mêmes mais pas avec un bébé, Bruno as-t-il même la moindre idée de ce que représente le terme : « son » fils ? Certes non puisqu'il prend la terrible décision qui aura pour départ tout ses gros ennuis, séparation avec Sonia, etc. Bruno est, à mon esprit, l'image du benêt basique, ne sachant pas exactement ce qu'il fait ni l'importance des choses l'une face à l'autre (Bruno : Mais quoi, qu'est-ce que j'ai fait ? Je pensais qu'on en referait un autre ...).
Fondé sur un scénario béton, l'Enfant, produit du double travail Jean-Pierre/Luc Dardenne, n'est autre qu'un bombe à retardement qui fait effet lorsque le film s'est bel et bien installé dans nos c½urs. Une mise en scène basée sur la simplicité et la beauté des personnages de Bruno et Sonia. Y as-t-il besoin de ces incessant discours philosophiques présents dans la plupart des films d'auteurs intellos modernes ? Non bon dieu ! Une bonne vieille image en di parfois aussi long qu'un lancinant dialogue de Godart ( Jean-Luc pour les intimes). Dans chaque image de l'Enfant, on ressent cette simplicité, la simplicité de Bruno, sa pureté. Le film s'achève sur les pleurs de nos deux amoureux en prison. C'est, sans doutes, le passage, pour Bruno, de l'enfant au père.
Générique. Pas de musique, les noms défilent : dans la salle silence de mort, silence de respect, silence de compréhension, silence d'admiration ...




